Une caricature qui résume très bien le débat
On a coutume de dire, aujourd'hui que la démocratie tend à se généraliser un peu partout dans le monde, que ce système politique, qui prétend donner le pouvoir au peuple (en grec, "demos" signifie "le peuple", et "cratos" signifie "le pouvoir"), est le meilleur qui puisse exister. Ou, tout du moins, qu'il est le moins mauvais des systèmes, comme disait Winston Churchill en son temps.
Mais est-ce vraiment le cas ? La démocratie est-elle vraiment un modèle indépassable de régime politique, comme l'affirment ses défenseurs ? Ou bien ne serait-ce pas plutôt le pire des régimes, donnant le pouvoir aux sophistes et aux démagogues, pouvant tromper le peuple en lui faisant croire qu'il a le pouvoir, tandis que l'on s'enrichit sur son dos, afin qu'il ne se révolte pas contre sa situation ? Pour répondre à cette vaste question philosophique, il faut tout d'abord définir les différents modèles de démocratie existants, leurs avantages et leurs inconvénients, puis définir ce qu'est le sophisme et la démagogie, avant de se risquer à répondre à cette question.
Tout d'abord, quelles sont les conceptions de la démocratie existantes ? On peut repérer tout d'abord la démocratie directe, qui est ce qu'on peut appeler la seule véritable démocratie, au sens strict du terme, puisque dans une démocratie directe, le peuple n'élit ni représentants ni chefs, mais dirige collectivement et par lui même les affaires de la Cité. Ce système, qui est celui initié par la démocratie athénienne durant l'Antiquité ou par les Soviets d'ouvriers durant la Révolution d'Octobre, n'est en revanche viable que dans de petites collectivités, ayant les mêmes intêrets.
En effet, dans une société beaucoup plus structurée, et donc hétérogène, cette conception de la démocratie n'est pas viable, puisque les intêrets particuliers de chaque groupe social divergeront obligatoirement (les étudiants n'ont pas les mêmes besoins que les bourgeois, par exemple). C'est ainsi que l'on peut aborder le second type de démocratie, qui est aussi celui le plus pratique de nos jours : la démocratie représentative. Cette conception là diffère de la démocratie directe dans le sens où le peuple ne dirige plus directement, mais indirectement les affaires de la Cité, en élisant des représentants. Ce système est pratiqué en France, en Allemagne, et dans la plupart des pays développés ou influencés par le modèle occidental. La force de ce système réside dans son efficacité : la démocratie représentative permettant d'assurer une continuité dans les politiques menées, et assure une stabilité politique qui manque à la démocratie directe, ou les ouvriers et les bourgeois finissent par se battre entre eux, ne pouvant s'entendre du fait de leurs intêrets divergents.
On peut également citer comme autres conceptions de la démocratie la monarchie parlementaire, comme au Royaume-Uni ou en Belgique, ou encore la démocratie censitaire, où seules les élites enrichies ont accès au pouvoir.
Maintenant que les conceptions de la démocratie ont été exposées, passant à la définition de la démagogie et du sophisme. La démagogie est une dérive des systèmes politiques nécessitant l'approbation du peuple, qui regroupe l'ensemble des propos visant à flatter ou satisfaire le peuple, dans le but soit d'accéder au pouvoir, soit d'y rester. Quant au sophisme, il s'agit d'un raisonnement qui parait logique et rigoureux, mais qui n'est en réalité d'un tissu de mensonges. Le sophisme a été une pratique particulièrement courante durant l'Antiquité, plus particulièrement en Grèce, ce qui a été dénoncé d'ailleurs par Platon, dejà très opposé à la démocratie qu'il considérait comme etant une erreur, donnant à l'idiot du village autant de pouvoir qu'à un sage.
Pour conclure, observons la situation actuelle des démocraties développées du monde, c'est-à-dire celles des pays riches. On assiste, en réalité, à une véritable ascension des dérives de la démocratie. En effet, les politiques qui nous gouvernent nous mentent à longueur de journée, et utilisent constamment des sophismes pour nous tromper. Et cela marche : les mêmes personnes se font élire, encore et encore, aux postes-clés, et continuent de mentir à leurs concitoyens tandis qu'ils s'enrichissent sur le dos du peuple. Je peux paraître simpliste, en affirmant ceci sans exemples. Le problème est qu'il y a tellement d'exemples possibles appuyant mes propos, que je ne sais pas vraiment quel exemple choisir par rapport à un autre.
Mais dans tous les cas, selon moi, le constat est implacable : la démocratie est une dictature sophiste. C'est un mauvais système, encore plus pervers que le totalitarisme : on fait croire au peuple qu'il est souverain, afin qu'il ne se rebelle pas contre ses dirigeants, alors qu'en réalité on le trompe et on l'exploite jusqu'à la moelle. Mon opinion est donc qu'il faut trouver un autre système politique, certes moins séduisant sur le papier, mais beaucoup plus vertueux moralement et beaucoup moins capable d'engendrer des dérives telles que celles que l'on connait dans nos sociétés prétendument démocratiques. Je pourrais également citer d'autres défauts de la démocratie, comme le manque de continuité et d'efficacité politique au fil des changements de couleur politique des gouvernements, qui défont souvent ce que le gouvernement précédent a fait, engendrant ainsi une stagnation du pays qui reste embourbé dans ses problèmes au lieu de les prendre véritablement à bras le corps par une politique énergique.
Mais je pense avoir suffisamment attaqué la démocratie comme ça dans cet article, maintenant c'est à votre tour de débattre de cette question, mes chers lecteurs. Etes-vous en accord avec mon constat et mon opinion ? Ou bien, pensez-vous que la démocratie est un modèle indépassable ? N'hésitez pas à débattre dans vos commentaires de cette vaste question philosophique qu'est le modèle de gouvernance idéal que les sociétés doivent adopter.

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